NOUNI Rachid

NOUNI Rachid
NOUNI Rachid (1943-1999) - lnterprète de Chaâbi.
Né 1e 5 mai 1943 à Blida. Sensible à la musique orientales il commence dans les années 50 à chantonner les airs de Mohamed Abdel wahab. L'amoureux de la guesba et le cheikh Bouras, dès les premières années de l'indépendance, fera partie d'un groupe de chaâbi "l'union artistique populaire'' en tant que terrar et drabki par la suite sous la direction de Mohamed Bouzerar. Composé de Settouf, Tass, Mrizek, Semmad, Hadj Benchoubane - responsable de théâtre de Bouzerar bien-sûr et de Ali Métidji, chef d'orchestre. la troupe ne va pas chômer.
Aidé par Hadj Mohamed Saoudi, pâtissier de la rue Baj, Rachid Nouni va perfectionner son jeu du mendole. Pour ce fonctionnaire des finances (Crédit Populaire Algérien), à la voix velouter, aux intonations traînantes, le chaâbi ne sera jamais un métier mais un art. Ce "chanteur local'' comme il se définit modestement lui-même, a enregistré cinq K7 (1993). Il apprécie Verlaine et le jazz.

Blida pleure un de ses meilleurs artistes. Rachid Nouni, chanteur chaâbi, s'est éteint mardi des suites d'une longue maladie à l'âge de 56 ans.
L'homme ne s'est jamais remis de la perte de son épouse, morte il y a de cela plus de quatre ans. Le chagrin l'a même poussé à réduire ses sorties publiques. Lorsque nous l'avions sollicité pour un entretien, au milieu de l'année 1992, il s'est excusé avec courtoisie. «Essayez de comprendre, je ne peux pas parler à la presse», nous avait-il dit. C'est que Rachid Nouni est un deuxième Amar Ezzahi.
Pas de caméras, pas de photos. Preuve en est : Amar Ezzahi ne possède aucun enregistrement à la télévision nationale. Ses photos sont rares.
Grâce à Omar Tayane, ex-directeur de la Cinémathèque de Blida et animateur à la radio El Bahdja, les bandes enregistrées du chanteur ont pu être diffusées à l'antenne.
El Bahdja et la Chaîne III sont les deux seules radios qui permettent à leur large auditoire d'écouter et d'apprécier les qacidate et nouba de Nouni. Ya el yakout, Ennahla, Ya taleb et Ayit ma nethemem sont les chansons les plus aimées de l'artiste. Aidé par une voix chaude et caressante, le chanteur a pu s'imposer parmi les artistes chaâbi de sa génération. Il a émergé soutenu par El Hadj Mohamed Saoudi et Mohamed Bouzerar. Il ne se séparait que rarement de sa mandoline après avoir longtemps joué du tar et de la derbouka.
L'animation des fêtes de mariage à Alger, Blida, Cherchell, Koléa ou Médéa était un événement lorsque Rachid Nouni était présent. Pour le chanteur, le chaâbi et l'andalou sont des arts auxquels il s'adonnait sans en faire son gagne-pain.
L'homme est mort en emportant avec lui des secrets et peut-être des trésors. C'est le destin des artistes de ce pays de mourir dans l'anonymat. Rachid Nouni a été enterré au cimetière des martyrs de Blida

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 10:34

Dahmane EL Harachi

Dahmane EL Harachi
Dahmane EL Harachi (1925-1980)
Atravers ses chansons composées dans les années 50. Dahmane El ­Harachi incarnait la modernité au sens baudelairien du terme, c'est-à-dire non pas "le triomphe du nouveau, la glorification du progrès ou la suprématie des avant-gardes" mais le besoin de retrouver "la morale et l'estetique du temps." Le parcours artistique d'EI-Harachi porte la marque de son vécu et traduit toutes les déclinaisons de l'Immigritude". Observateur attentif et vigilant du milieu de ces travailleurs appelés à "construire des maisons qu'ils n'habiteront jamais" ou des autoroutes qu'ils n'emprunteront pas. Dahmane (diminutif d'Abderrahmane) a toujours évité de tomber dans le misérabilisme alors ambiant. Ce que contredisait un peu sa vie dissolue, mais il disait des choses à la fois vraies et belles car c'était un pessimiste gai.
Bâtie autour du Chaâbi, genre populaire de la Casbah d'Alger. La musique d'EI-Harachi a gardé certaines lignes mélodiques pour les notes et une nette pro pension aux proverbes et aux dictons puisés dans la tradition poétique orale quant aux mots. Le chaâbi tel qu 'il a été "institué" par El-Anka regorgeait d'allégories émises en semi-dialectal et de citations pompées dans le "melhoun", celui de Dahmane use d'un parler simple de tous les jours, compréhensible par l'ensemble de la communauté maghrébine. Ce qui explique, en partie, son large succès.
Né le 7 juillet 1925 à El Biar, un quartier résidentiel d'Alger. El ­Harachi, de son vrai nom Amrani, a grandi a EI-Harrach (ex-Maison Carrée), dans la banlieue algéroise. Son père, Cheikh EI-Amrani, était le muezzin de la Grande Mosquée de la capitale algérienne et il a élevé son fils dans le respect des principes musulmans, complétés par ceux dispensés par l'école coranique et l'école primaire qu'il suivra Jusqu'à l'obtention du certificat d'études, diplôme a l'époque comme un excellent sauf-conduit pour le marché de l'emploi. Le jeune homme s'essaiera plutôt à l'exercice de métiers divers dont la cordonnerie et pendant sept ans, le boulot de receveur de tramway sur la ligne EI-Harrach-Bab et Oued. C'est au cours de cette période qu'il entame quelques prometteurs débuts musicaux, intégrant une troupe d'amateurs et donnant des concerts un peu partout en Algérie.
En 1949, il se rend en France et s'installe d'abord à Lille, puis à Marseille et enfin Paris qu'il ne quittera pratiquement plus. C'est dans les cafés, embués par les vapeurs éthyliques de la nostalgie qu'il se produit régulièrement. Dans ces endroits-tremplins, où l'on vient humer l'air du « pays », Dahmane, qui est un impressionnant instrumentiste (il était un virtuose du banjo), chante de sa voix rocailleuse, modulée par l'alcool et le tabac, les classiques du chaâbi et surprend par son interprétation hors des sentiers battus. Elégant, bonne gueule d'atmosphère et buveur, le bluesman des faubourgs séduit, bouleverse et remue les consciences. Surnommé « Aznavour » dans le milieu artistique alors qu'il est à comparer aux chantres du bleu à l'âme du delta du Mississipi. Dahmane s'imposera définitivement par ses propres compositions hantées par la silhouette d'Alger la Blanche, les visions de femmes possédant la grâce d'une perdrix et la finesse d'une colombe ou l'effroi suscité par "la plus haute de solitudes", du au déracinement.
Découvert sur le tard par la nouvelle génération. EI-Harachi a eu droit à sa première scène digne lors du Festival de la Musique maghrébine qu'il s'est tenu à la fin des années 70 à la Villette. En Algérie, terre qu'il n'a jamais cesse d'évoquer à sa façon joliment imagée, il fera deux apparitions avant de connaître une fin tragique, le 31 août 1980. dans un accident de voiture sur la corniche algéroise qu'il sublimait par-dessus tout.
De Dahmane, il nous reste un vaste répertoire, dont vous retrouverez ici quelques extraits significatifs et un documentaire réalisé par Hadi Rahim pour la télévision algérienne (intitule: "Saha Dahmane", traduction: "Merci Dahmane"), relevant toute la truculence du personnage. Récemment, Rachid Taha lui a rendu hommage en reprenant un de ses titres majeurs: "Ya Rayah" ("Candidat a l'exil. Tu auras beau voyager où tu veux un jour tu reviendras à ton point de départ.") En un chant bref comme il avait coutume de le faire. Dahmane a su résumer le cours d'une destinée. La sienne.

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 10:39

Hommage a dehmene el harrachi

Hommage a dehmene el harrachi
Celui dont l'½uvre peut se comparer, non sans analogie, à La Comédie humaine, d'Honoré de Balzac d'autant qu'il a vilipendé gaillardement la société pour son détachement des valeurs bienveillantes, Dahmane El Harrachi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, peut se prévaloir, même à titre posthume, d'être le moralisateur, par excellence, usant de chansons crûment édifiées sur des paroles à la valeur nettement euphorique qui sont allées faire au loin boule de neige.
Vingt-quatre ans après sa tragique disparition survenue le 31 août 1980 dans un accident de la circulation, Abderrahmane Amrani, c'est son vrai nom, restera gravé dans la mémoire collective qui, aujourd'hui, s'en émerveille à bon droit. Né le 7 juillet 1926 à El Biar, Alger, Abderrahmane Amrani portera, bon gré mal gré, le sobriquet d'El Harrachi celui-là même qu'il va utiliser fort à propos comme nom d'artiste aux fins de ne pas incommoder les principes religieux de son père qui était muezzin.
Un surnom qu'il avait acquis vraisemblablement lorsqu'il fréquentait, tout jeune, les quartiers d'El Harrach. Et c'est dans ces quartiers populeux qu'il aiguisera son sens de l'observation quant aux m½urs d'une société qui s'est fourvoyée des conventions altruistes pour se mouvoir dans un égoïsme morbide. De cette vue très réaliste, il nourrira ses ambitions, celle de chanter avec grâce et habilité un chaâbi différent de celui d'El Anka ou de Hadj M'rizek.
Son chaâbi à lui est puisé du vécu de la société à l'image du grand barde Kaddour El Alami que la fameuse qacida Ach dhel âr âlikoum, avait rendu célèbre. Déjà excellent musicien dont le doigté a rendu de grands services à Khelifa Belkacem, Abdelkader Ouchala et Hadj Menouar, Dahmane El Harrachi ne trouvera, plus tard, aucune difficulté pour composer sa propre musique. Sa voix “rocailleuse” mais très juste s'y prêtait à merveille avec le genre musical adopté et que l'on apparente, à tort ou à raison, à la “redjla” (virilité) de l'Algérois.
Toutefois, son émigration en 1949 en France va lui inspirer des textes emprunts de nostalgie à l'exemple de Bahdja beidha mat'houl (Bahdjja la blanche qui ne se fane jamais) ou plus tard Kifache nensa bilad el kheir (comment pourrais-je oublier le pays de toutes les richesses). Comment faire patienter mon c½ur pour qu'il se démette de toute lassitude.
Pourquoi ai-je passé ma jeunesse dans la pauvreté alors que l'opulence de mon pays est intarissable). Cette chanson dédiée à une Algérie meurtrie par les affres du colonialisme témoignera, a fortiori, de son nationalisme et de son amour pour un pays qu'il chérira à jamais. Mais les tubes de Dahmane El Harrachi connaîtront un franc succès lorsque ce dernier se mettra à composer des chansonnettes au ton quelque peu sarcastique.
Les maux de la société sont expressément dévoilés, voire dénudés par les dictons populaires en vogue qui en sont devenus la quintessence de son corpus poétique. El Kh'bar eyddjibouh ettouala (les derniers colportent l'information) Elli yez'raâ errih yahsad ghir gh'barou (qui sème le vent récolte la tempête) ou Ghir elli ey'heb slahou (il n'y a que des gens d'intérêt). L'entraide et l'amour du prochain sont pour El Harrachi une condition sine qua non pour que la réussite s'effectue sans heurt dans le monde d'ici-bas.
Il chante, à cet effet, Saâfni ouen saâfek (ménageonsnous mutuellement) et Hassebni ou khoudh k'rak (les bons comptes font les bon amis). Sa carrière, remarquablement féconde, s'orientera, cette fois-ci, aux fins de satisfaire une jeunesse au c½ur brisé par l'incompréhension de la dulcinée qui se fait désirer, vers un autre registre, celui de la chanson d'amour. Dhek ezzine aâla s'lemtou (que la beauté soit la bienvenue) ou Dhek el meqnine ezzine (le chardonneret que j'ai aimé n'est pas n'importe qui).
Il faut dire que sa notoriété atteindra le firmament du triomphe quand Rachid Taha reprendra son extatique chanson Ya errayeh ouine m'safer ?(ô partant, où voyages-tu ?). Dahmane El Harrachi s'éteint le 31 août 1980 à l'âge de 54 ans laissant les amoureux du verbe crû sur un goût d'inachevé.

et la celebre chanson "ya rayeh"

Refrain
Ya rayah win msafer trouh taaya ou twali
Chhal nadmou laabad el ghaflin qablak ou qabli (bis)

Chhal cheft al bouldan laamrine wa lber al khali
Chhal dhiyaat wqat chhal tzid mazal ou t'khali
Ya lghayeb fi bled ennas chhal taaya ma tadjri
Tzid waad el qoudra wala zmane wenta ma tedri

(Refrain)

Aalach qalbek hzine waalach hakdha ki zawali
Matdoum achadda wila tzid taalem ou tabni
Maydoumou layyam walay doum seghrek ou seghri
Ya hlilou meskine li ghab saadou ki zahri

(Refrain)

Ya msafer naatik oussaayti addiha el bakri
Chouf ma yeslah bik qbal ma tbia ou ma techri
Ya nnayem djani khabrek ma sralek ma srali
Hakdha rad el qalb bel djbine sabhane el aali

Abderrahmane Amrani (alias Dahmane El Harrachi)

ya rayeh

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 10:45

Maâzouz BOUADJADJ

Maâzouz BOUADJADJ
BOUADJADJ Maâzouz (né en 1935) - Brillant interprète de chaâbi..
Né le l6 janvier 1935 à Mostaganem. Aîné de neuf enfants, fils de M'hamed, un petit commerçant il fera ses études primaires à l'école Condorcet avant d'obtenir, en 1948, son certificat d'études. A huit ans, il découvre, sur les genoux de son père, les joies qui entouraient les orchestres les soirs de mariages. C'est de cet âge que datera son goût pour la musique, le chant et son admiration pour les cheikhs de l'é poque, comme Belkacem Ould Said et Abderrahmane Benaissa, dont il sera plus tard l'élève. A quatorze ans, il se met à apprendre à Jouer de la flûte que son oncle paternel Mekki, tourneur à Paris chez Renault, fabriquait à partir de tubes de fer.
Il rentre, en 1948: comme commis à la pharmacie Viale avec un contrat d'apprentissage de trois années pour devenir préparateur en pharmacie. Métier qu'il exercera jusqu'en 1964, A dix-sept ans, il crée un petit orchestre pour animer les mariages, avec les musiciens Hamou Bensmaïn, Kaïd Benhenda et Bensabeur Belmoulouka, En 1956, il rejoint la grande troupe d'El Masrah, dirigée par Abdelkader Benaissa, un enseignant. Il y a là, Ould Abderrahmane Kaki, dramaturge et metteur en scène, le chanteur et musicien Mohamed Tahar et le comique Ahmed Benaceur. Héritier d'une tradition inaugurée par le Cercle du Croissant et l'Association culturelle Es- Syidia, et ce depuis plusieurs décennies, cette troupe se produisait à travers tout le pays, notamment lors des saisons artistiques des opéras d'Oran et d'Alger. Offrant des spectacles de musique et de théâtre, elle avait aussi parfois comme têtes d'affiche cheikh Hamada et cheikha Remiti. En 1961, Bouadjadj est arrété pour ses activités militantes au sein du FLN et interné dans les camps de Aïn Tedelès et Sidi Ali, dans la région de Mostaganem. A l'indépendance, il fonde son orchestre chaâbi avec Abdelkader et Belyajin Belahouel, Djilali Benkaabouche et Medjoub Benkheira. En 1964, il fait une tournée en Europe avec la troupe de Ould Abderrahmane Kaki pour lequel il conmpose les musiques de avaut théâtre et Afrique An 1.
A seize ans, l'adolescent Bouadjadj chantera sa première Qacida, celle d'El Achiqa du cheikh El Mekki El Fassi que lui confiera, pour le mettre à l'épreuve, le Cheikh Abderrahmane relaissa. Ce dernier? qui vivait dans le quartier populaire de Tidjitt, interprète de chaâbi, de hawzi et de m'gharbi, était souvent sollicité, pour des textes, par les cheikhs El-Anka, Hadj M'Rizek et Hadj Ménouer. Bouadjadj, qui a vécu également à Tidjitt au quartier de la Carrière, fréquentait aussi les cheikhs Menouer Ould Yekhlef, un ami de Hamada, Ali Benkoula, Tidjini Berrezam et le cheikh Lazoughli qui fut également musicien du cheikh Belkacem Ould Said. Une grande rencontre va marquer sa vie et son art. Celle avec le cheikh Hamada qu'il fréquentera assidûment à partir de l 964. Attentif, perspicace, encourageant? Hamada 1ui corrigera et lui expliquera le sens parfois caché d'un mot, d'un vers, d'une qasida. L'interprète qui a dans son répertoire près de 250 chansons. enregistrera son premier disque en 1974, un 33 tours, avec deux superbes textes Aïd El-Kebir de Bentriki et Ya Saki du cheikh Ben slimane et trois cassettes. Admirateur de Hadj M'hamed El- Anka, Hadj Menouer, H'Sissen et Khelifa Belkacem, Bouadjadj fait partie de la génération des Amar Lachab, Boudjemaa El-Ankis, Hassen Said, l'Mimi, Garami, Rachid Douki et Guerrouabi. Il a su élaborer son propre style, sa propre fàçon de faire qui consacre, avec ses succès, son travail, son art. Il se distingue ainsi avec des titres comme El Meknassia et Taoussoul de hadj Kaddour EI-Alami, Madoumch El Hakma Li makrache Hrouf El Bali de cheikh Benali Ould R'Zine, Narak ya Welfi de Ghanem El-Fassi. Joueur invétéré de mendole, amateur de lecture, de musique classique et d'andalou (Dahmane Benachour et cheikh Belhocine), il s'applique à élaborer des compositions musicales qui mettent en valeur la richesse, les subtilités, les finesses des poèmes. Ce préparateur en pharmacie, doté d 'une mémoire prodigieuse, respecte l'authenticiter, l'orginalité qui fait la force d'un texte. Bouadjadj se défie de toute "modernisation'' de ce genre. A partir de 1971, animateur culturel à la SN Sempac. Il s'installe à partir de 1976 à Oran, le futur quartier général du rai

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 17:51

M'hamed BOURAHLA

M'hamed BOURAHLA
BOURAHLA M'hamed (1918-1984) - Brillant Interprète de chaâbi..
Né le 8 février 1918 à Koléa, coiffeur, M'hamed Bourahla a eu dès sa plus tendre enfance, un penchant pour la musique, devenue sa véritable passion, encourage d'abord par son père également musicien, il bénéficia ensuite du concours d'Ali Biroune. Fascine par la magie du chaâbi, le charme de sa musique et l'incantation poétique qui parfumaient agréablement l'espace du quartier ou il est né, cheikh Bourahla prit le départ d'un parcours assez difficile. Jouissant d'une bonne réputation, il commença par constituer un répertoire au fil des soirées qu'il donna dans différentes circonstances à partir de 1946. Appréciant énormément le travail et la valeur du maître Hadj M'hamed El-Anka dans le chant chaâbi.
Bourahla trouva en lui un conseiller des plus précieux. Son passage à la radio en 1947 fut une révélation el les mélomanes les plus avertis découvrirent un cheikh digne de la noblesse du chaâbi. Après ces premiers succès, Bourahla est sollicité, un peu partout pour animer diverses fêtes, mariages, baptêmes, réceptions, etc. Il n'a jamais tenté d'imiter le style de tel ou tel chanteur, il a son propre genre avec lequel il arrive à convaincre, sa voix chaude, envoûtante, un Mandole qu'il maîtrise avec assurance et précision, ses Touchiates, Istikhbars. et qacidates sont exécutés magistralement. Il se rendit au Maroc ou il rencontra l'illustre poète Driss El-Alami qui le guida dans la voie de la poésie populaire Bourahla avait à son actif des passages à la radio et à la télé ainsi que des enregistrements des chansons de son répertoire telles que Yama dha sare. Ya hmama et une chanson sportive Nedjmâ Koléeîa dédiée au club de football local l'ESMK. Cependant, de toutes ses chansons, El-Meknassia avait sa préférence. Mourut en septembre 1984. Son Fils Sid-Ahmed a pris sa relève

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 17:55